La bonne pratique du "No kill"

Remise à l’eau : son efficacité et comment la pratiquer

les poissons deviennent de moins en moins nombreux dans les rivières, qu’elles soient de première ou de seconde catégorie.

Pour tenter de remédier à ça, il y a le rempoissonnement  de la rivière, on peut-être pour ou contre !

  Il y a aussi, en plus de la gestion parfois contraignante des aappma (il faut bien le reconnaître),

  une méthode à la portée de chacun : le "No kill".

L’une des composantes de l’augmentation de la graciation pratiquée par les pêcheurs, est la pensée que le poisson gracié survit à cette expérience.

Cette idée provient de l’observation du fait que lorsqu’un poisson est relâché suite à sa capture, il s’éloigne par lui-même, apparemment sans trop de mal.

 Par contre, une fois hors du champs de vision du pêcheur que devient-il ?

On ne peux occulter le fait qu'en plus du stress, la pratique de la graciation cause des blessures qui, malgré le fait qu’elles ne soient pas initialement mortelles,

peuvent avoir un impact négatif sur le poisson.

Par exemple, les hameçons peuvent endommager les branchies, la mâchoire, l’œsophage et les yeux.

Ces blessures peuvent limiter la capacité à se mouvoir, à se nourrir ou à se reproduire,

ce qui entraîne la perte d'un poissons en "bonne santé relative" au sein d’une population  sans doute fragilisée.

 Un fait est certain, les pêcheurs doivent conserver les prises qui saignent,

que ce saignement soit important ou pas.

Pour remettre un poisson à l'eau il y a la bonne façon et les autres.
Pour être efficace, cette pratique doit être maîtrisée

Pour relâcher un poisson avec le maximum de chances de survie, il suffit de respecter quelques règles très simples :

. Écraser l'ardillons de l'hameçon : (On ne décroche pas plus de poissons, et il est beaucoup plus facile d'enlever l'hameçon.)

. Réduire la durée de la bagarre avec le poisson

. Se mouiller les mains avant de saisir le poisson

. Ne pas le serrer trop fort.

. Décrocher le poisson rapidement, si possible en le laissant dans l'eau.

. Réoxygéner le poisson, par de lents mouvements d'avant en arrière, le nez vers l'amont dans une eau claire.

. Surveiller son comportement dans l'eau une fois relâché à vos pieds.

.  La manipulation et la photo doivent se faire dans le respect du poisson. (rappelez-vous ce chiffre: 30 secondes voir ci-dessous)
. Éviter de  le laisser tomber par terre.
. Éviter de le poser sur une surface sèche, rugueuse, chaude ou glacée.
. Évitez de le poser dans une zone d'eau stagnante ou boueuse.

 

Épuisette ou pas ?

 

Malgré l’utilisation répandue d’épuisettes par les pêcheurs, il est recommandé d'en réduire le plus possible l’action.

L'épuisette augmente les dommages causés aux nageoires, elle peut enlever la couche de mucus protégeant la peau du poisson,

augmentant ainsi sa sensibilité aux maladies, aux blessures (et par conséquent la mortalité future).

Lorsque l’utilisation d’une épuisette est  préférée, il vaut mieux en utiliser une faite de caoutchouc ou de maille sans nœud.

 Exposition du poisson à l’air

Souvenez-vous de ce qui suit ! Les poissons exposés à l’air pendant 30 secondes ont besoin de 2 heures pour une récupération complète

et un retour à un rythme cardiaque normal. (selon une étude menée au Canada sur des truites arc en ciel)

Photographier un poisson

Ne jamais mettre les doigts dans les branchies ou dans les yeux,

Ne pas tenir de très gros poissons seulement par la mâchoire pour ne pas endommager les vertèbres ou la gueule

Tenir les gros poissons à l’horizontale en supportant le ventre pour éviter les dommages aux organes internes

Utiliser des gants de caoutchouc mouillés (nouveau sur le marché chez "à fond la forme")

S’assurer que la caméra est prête avant la manipulation du poisson pour minimiser l’exposition à l’air

Si possible, prendre la photo du poisson au moment du "relâché" alors qu’il demeure dans l’eau

Décrocher le poisson

Avoir des pinces à bout fin disponibles et accessibles pour retirer l'hameçon

Retirer l'hameçon d'un geste circulaire et rapide en gardant le poisson dans l’eau

Si l’hameçon est trop profondément avalé par le poisson,

couper la ligne au raz de la bouche et laisser aller le poisson sans lui imposer plus de stress

Éviter d’utiliser des hameçons inoxydables (type mer) qui ne pourront se dégrader dans le temps.

Apprenez aux jeunes pêcheurs

les gestes qui sauvent. (le poisson)

(photo présentée avec l'autorisation de son auteur)

Truite 4

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