La Ranceuse va faire l'objet d'une restauration morphologique à quelques endroits de son cours, et des solutions seront apportées pour une meilleure qualité de son eau.
Un projet de réhabilitation du milieu aquatique est en cours d'étude au niveau PMA (GEMAPI) et d'autres instances dont l'Agence de l'eau, le Département du Doubs, Naldéo et Téléos
Le point noir que représente la station d'épuration de la commune de Dambelin devrait se voir grandement améliorée si ce qui est prévu se réalise.
Sans STEP réellement en capacité de traiter les eaux qui y entrent, et ce qui en sort, inutile de "tirer des plans sur la comette" pour ce qui concerne la partie amont du ruisseau sur un bon kilomètre cinq cent, c'est à dire jusqu'à l'embouchure avec le ru de Crebière en rive droite. Il reste évident et nous tenons à le (re) préciser ici, chacun à notre échelle sommes un des maillon de la chaîne de lutte contre les pollutions en tout genres.
Trop de malveillances sont encore observées, "lingettes, rejets directs dans les eaux pluviales, pollutions des sols"...... etc .
Ci-dessous, un document succinct tiré d'un Powerpoint de présentation, pour vous expliquer dans les grandes lignes ce qui est envisagé à plus ou moins long terme.
Document ranceuse (17.06 Mo)
Différents échanges entre élus et agriculteurs ont fait ressortir 3 sites prioritaires
a) la vallée du ruisseau de Mauchamps
b) l'aval du ruisseau de Neuchâtel-Urtière
c) la Ranceuse à l'aval de Dambelin
Une réunion s'est tenue le 14 novembre 2024 à PMA, à l'ordre du jour, un point sur la restauration écologique du ruisseau de Mauchamps à hauteur de la commune de Rémondans-Vaivre. l'objectif principal est d'améliorer les capacités d'accueil de certaines espèces dont l'écrevisse à pattes blanches.
Les travaux programmés prévoient en 2025 le reméandrement du lit afin de restituer la morphologie naturelle du ruisseau, et la plantation d'une ripisylve (végétation arborée bordant un ruisseau). Deux autres sites prioritaires sont identifiés sur Neuchatel-Urtière, et Dambelin.
Ci-dessous, les avants projets et leur prévisionnel en financement.
Il est ressorti de cette réunion après consultation de l'assistance que les axes de priorité devaient se porter sur le ruisseau de Mauchamps dans un premier temps, reméandrement de sa partie supérieure.
Revirement de situation pour la partie aval du ruisseau, l'agriculteur revient sur sa position initiale et donne le coup de grâce au projet . Il est clair que l'avenir des écrevisses à pattes blanches est le dernier des soucis de cette personne. On a une fois de plus la preuve que certains faisant partie du monde agricole ne sont pas prêt à oeuvrer dans le sens de la biodiversité.

Le second point de restauration envisagé se situe sur le ruisseau de Neuchâtel-Urtière. les travaux sont différés par rapport au ruisseau de Mauchamps.

Et enfin, pour ce qui est de la partie amont de la Ranceuse, les travaux devrait être soumis et étroitement liés à la modernisation de la Station d'épuration de Dambelin qui représente toujours un point "noir" quant-à la qualité des eaux. Il est apparu logique de n'engager des travaux sur cette partie, qu'à la condition d'un bon fonctionnement de la STEP et de son rejet qui impacte directement le ruisseau sur plus de 2km.

signalétique chantier
captage source
évacuation des souches
relevé des niveaux
piquetage du traçé
creusement du lit
applanissement fond de vallée
la source par forte pluie
Date de dernière mise à jour : mercredi, 19 novembre 2025
Commentaires
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- 1. VUILLEMENOT Le jeudi, 19 février 2026
Bonjour,
J'ai lu avec intérêt les différentes rubriques de votre site et particulièrement celle traitant de la Ranceuse.
Je lis que depuis une vingtaine d’années, 80% des écrevisses à pattes blanches ont disparu. C’est intrigant ! Pourquoi cette bascule ? Quelles sont les causes
premières de cette hécatombe ?
Vous qualifiez de « point noir » la station d’épuration de la commune de Dambelin, ce qui est certainement juste à la lecture du diagnostic. Qu’est-ce qui est prévu pour remédier à ce grave problème ?
Vous écrivez qu’un agriculteur « donne le coût de grâce au projet ». Qu’est-ce qu’il faut comprendre ? En quoi est-il concerné ? Qu’est-ce qui explique son désengagement ? Son consentement est-il indispensable ?
Merci de bien vouloir prendre un peu de temps pour me répondre.
Cordialement.-
- brioisLe vendredi, 20 février 2026
Bonjour Monsieur, heureux de voir l'intérêt que vous avez porté à notre site. Dans le cadre des projets de restauration, l'un des points les plus important est la maîtrise foncière de la zone sur laquelle sont projetés les travaux de restauration. Sans l'accord d'un propriétaire, un projet peut ne pas voir le jour. Dans le cas présent, l'agriculture propriétaire d'une parcelle, où le projet de restauration de l'hydrosystème prévoit de faire repasser le cours d'eau sur ladite parcelle, refuse de voir son terrain modifié pour les raisons qui le regarde (je ne les connais pas mais ce sont souvent des arguments comme des contraintes d'exploitation supplémentaires). Sans son accord il est impossible de poursuivre le projet initial. Par la suite, soit le projet est abandonné, soit les ambitions de restauration du cours d'eau sont revues à la baisse et ne conduisent pas à une reconquête optimale des fonctionnalités du cours d'eau. Au sujet de la disparition des écrevisses sur la Ranceuse, il faut admettre que la station d'épuration n'est pas la seule responsable de la situation de l'écrevisse à pattes blanches ! C'est un ensemble : la qualité de l'eau est un des éléments mais pas que. le fait que la Ranceuse à l'aval de la STEP soit le seul petit ruisseau à évacuer les eaux usées et pluviales de 900 personnes environ n'arrange pas la situation. Cependant, un meilleur suivi de son fonctionnement nous laisse envisager une amélioration des rejets. La rectification des cours d'eau a engendré des dysfonctionnements importants sur les cours d'eau avec par exemple : la perte d'habitats (les capacités d'accueil pour les écrevisses se sont pas satisfaisantes pour assurer leur développement. Ceci est valable pour tous les êtres dépendants des cours d'eau), une modification du régime hydrologique (augmentation du nombre de crues intenses contribuant à déstabiliser et à accroître au fur et à mesures épisodes le dysfonctionnement du cours d'eau), une perte quantitative de la ressource en eau. Les marais et zones humides attenantes au cours d'eau ne jouent plus le rôle "éponge", à savoir stocker l'eau en période de crue et la restituer en période sèche, augmentation de la température de l'eau en période de basses eaux. L'écrevisse est également sensible concernant ce paramètre. De fortes amplitudes et/ou une température de l'eau trop élevée conduisent à sa disparition. Enfin il est utile de rappeler que les petits hydrosystèmes comme la Ranceuse sont les derniers refuges pour l'écrevisse à pattes blanches. Son habitat originel qu'était le Doubs ne peut depuis déjà près d'un siècle l'accueillir. En plus des pollutions de toutes nature (lisier, résidus de fromageries etc...) la colonisation par l'écrevisse signal à grande échelle du Doubs a fait que la seule porte de sortie a été de se réfugier dans les petits cours d'eau, où certains lui offrent encore des conditions minimales (pas optimales) pour assurer sa survie (et non son épanouissement). J'espère avoir répondu à votre questionnement concernant l'écrevisse à pattes blanches de notre secteur. Cordialement.
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